lundi, novembre 19, 2018
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Jour 4 : Le Fils unique qui est dans le sein du Père

Verset de Référence

« Celui qui m’a vu a vu le Père ».

Jean 14 v.9 LSG

Les attributs de Dieu le Fils,
le « corps », « l’apparence » de la divinité ».

Au siècle dernier, dans la brousse africaine, un enfant passait ses journées à contempler une admirable colonie de fourmis. Des formicidés qui, affairés, insatiables et si disciplinés étaient parvenus à construire une fourmilière, que chacun s’accordait à trouver des plus remarquables.

 

Le petit Pledji, passionné par ces esplanades merveilleuses, en avait fait son terrain de jeu. Il y avait fabriqué des petites cabanes de bois, des sentiers, une rivière qui serpentait jusqu’à un grand entrepôt où il apportait quelque pitance.

 

Au crépuscule d’une belle soirée, une immense fumée noirâtre s’éleva au ciel.

 

  • « Au feu ! Au feu ! » hurlaient les villageois.

Remplis d’effroi, les animaux sauvages faisaient irruption de toutes parts, piétinant tout sur leur passage. Il ne fallut pas plus d’une fraction de seconde à Oziou, le Père de Pledji, pour comprendre :

 

  • « Où est mon fils ? » se demanda-t-il.

Prenant ses jambes à son coup, il se précipita dans la forêt, bravant tous les dangers. Arrivé sur place, il distingua son fils, en pleurs, des fourmis plein les mains, recouvert de piqûres, les yeux rouge sang…

 

  • « Mais qu’est-ce que tu fais mon coco ! », s’écria-t-il en toussotant. « Viens, tu ne vois pas qu’un feu terrible t’arrive juste dessus ? »
  • « Non ! Non ! Non, papa, je ne peux pas les laisser ! Elles vont mourir ; Elles sont mes amies, ma famille, je suis avec elles tout le temps ! Papa, on les prend avec, sinon je ne viens pas ! » lui répondit-il, désespéré.

S’emparant de son fils, fouetté par ronces et branchages, Oziou s’enfuit à toute allure n’emportant des fourmis que celles qui voulurent bien s’accrocher à eux. Arrivés sains et saufs, le père s’accroupit près du lit du petit Pledji tandis qu’il recevait les tendres soins infirmiers de sa maman. Mais, indifférent à son propre sort, l’inconsolable Pledji pleurait et s’en voulait beaucoup :

 

  • « Je voulais les sauver ! » renifla-t-il, « mais elles ne m’écoutaient pas ! Elles n’en faisaient qu’à leur tête… Si seulement j’avais pu être une fourmi… »

Cette histoire, c’est aussi celle de Dieu et des hommes.

 

Dieu, qui sait la perdition qui vient sur ce monde a tout tenté pour sauver sa création. Le récit de la Bible, c’est le récit de cette quête désespérée d’un Père qui veut sauver Son enfant inconscient et trop occupé. Par l’amitié ou par la communion, par la loi ou par les miracles, par le déluge ou en envoyant Ses prophètes, par 400 années de silence (comme pour manquer à l’homme) ou par des déclarations d’amour, rien n’y faisait … jamais…

 

L’être humain rechigne toujours à s’approcher de Dieu.

 

Alors Dieu a décidé du sacrifice ultime, de la plus grande preuve d’amour qui soit : celle de donner sa vie pour celui, celle qu’on aime. Dieu a donc choisi de s’incarner Lui-même1 –pour un peu de temps – dans ce monde, pour pouvoir employer le langage des hommes, pour vivre et souffrir comme eux, pour leur montrer la voie de l’amour, de la sainteté et leur proposer le salut2.

 

Le miracle de l’amour c’est le mystère de l’incarnation.

 

Car si « Dieu le Père » est la volonté et l’âme même de la divinité, il agit par Son corps2 (ou verbe, lumière, force, vie, etc.). Christ Jésus est en somme l’apparence de la divinité, Son système nerveux, Son geste, Son corps, comme s’Il était les « cinq sens » de la divinité3. On le discerne dans la typologie de son ministère.

 

C’est Lui qui guérit les sens affectés des malades comme lorsqu’Il fait voir un aveugle de naissance. Ce rôle de Jésus au sein de la divinité est ce qui Lui permet d’affirmer qu’Il fait toujours les œuvres de Son Père, qu’Il ne fait rien de Lui-même et encore, que celui qui L’a vu, a vu le Père, comme un corps n’est que le véhicule, l’interprète de l’âme qui l’anime.

 

Christ est l’égal de Dieu parce qu’Il est Dieu3, ayant toujours préexisté en Dieu et existé avec Dieu.

 

A la Genèse, Il est le Verbe. Quand Dieu se révèle à Abraham, il est l’Ange de l’Éternel ; lorsqu’Il en accepte la dîme, Il est Melchisédech. Dans le Nouveau Testament, lorsque Dieu veut sauver le monde, Sa Lumière4 vient s’incarner dans les ténèbres pour un peu de temps, en Emmanuel (Dieu avec nous, Dieu au milieu de nous).

 

Ce mystère de l’incarnation est cette folie, cette grâce ultime, qui permettent à Dieu, par le « Fils », de devenir réellement humain pour s’identifier à notre nature pécheresse, pour souffrir pour nous, nous comprendre mieux encore, pour nous donner une chance.

 

Quand le Père doit créer pour renier cette enveloppe charnelle –comme c’est le cas pour celui qui veut se convertir– le Verbe a dû renoncer à ses privilèges divins pour ne devenir qu’une minuscule fourmi humaine.

 

Quand Jésus ressuscite, c’est qu’Il a affronté seul la mort pour toi et moi5, Il retourne alors « au sein du Père », « à la droite » (dans le sens Hébreux, la droite représente la force, une sorte de « système nerveux » de Dieu). Là, Il retrouve naturellement Sa position et Son rôle originels.

 

Aujourd’hui, c’est Lui qui donne le Saint-Esprit6. Il se duplique, se transmet, se transplante, se réalise par nous, Son héritage légitime. Comme un père ne meurt jamais vraiment via sa descendance, dont les gênes se transmettent par lignage, nous sommes à notre tour « Ses héritiers », « Son Corps », « Ses fils et filles » ici-bas, pour un peu de temps, et Il « nous prépare » aussi « une place » pour que nous soyons bientôt réunis, un en Dieu, donc en Lui, comme Il est un avec Dieu7.

 

L’histoire de Dieu se confond en Jésus avec l’histoire des hommes.

 

Cette histoire, c’est l’histoire de la grâce…

Prière :

« Merci Seigneur pour tout ce que Tu es, tout ce que Tu as fait pour moi. Je suis confus, sans voix. C’est trop. Trop d’amour, trop de chance pour moi. Que je puisse Te rendre à mon tour tout ce que je suis, et que je sois à Toi, pour toujours. Je t’aime tellement. Amen ».

Références :

1 Jean 1 v.17-18 : « Car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître. »

2 Jean 1 v.14 : « Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. »

3 Jean 14 v.8 : « Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. »

4 Jean 8 v.12 : « Jésus leur parla de nouveau, et dit : Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. »

5 Jean 21 v.25 : « Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses ; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu’on écrirait. »

6 Jean 1 v. 32-33 : « Jean rendit ce témoignage : J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et s’arrêter sur lui. Je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là m’a dit : Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et s’arrêter, c’est celui qui baptise du Saint Esprit. »

7 Caractéristiques du Fils : Jean 17, Éphésiens 4 v.15-17, Hébreux 1, Philippiens 2 v.5, Jean 1 v.1, Genèse 1, 2, Colossiens 1 v.15-19, 1 Timothée 3 v.16, Hébreux 2 v.9-18, 2 Corinthiens 5 v.19-21, 2 Corinthiens 8 et 9, Romains 1 v.2-5, Colossiens 2 v.8-15, Éphésiens 1 v.23, Jean 3 v.16, 1 Jean 1 v.1-3, Hébreux 12 v.1-2, 2 Corinthiens 5 v. 10.

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