lundi, novembre 19, 2018
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Jour 18 : La belle époque

Verset de Référence

Ma colombe, qui te tiens dans les fentes du rocher. »

Cantique des Cantiques 2 v.14 LSG

La belle époque

Lorsque j’étais jeune missionnaire en Normandie, en France, sur les rives des plages du débarquement, le Seigneur agissait puissamment. Nous pouvons dire que nous vivions une sorte de mini-réveil. Poussés par cet élan, nous voulions acheter un château pour y accueillir l’Institut Biblique de Normandie ainsi que l’église.

 

Ce château de Pont-L’Évêque était aussi un musée automobile réputé. Comme je suis passionné d’automobiles, j’aimais me promener par les allées et admirer ces splendides bolides, tous superbement lustrés, préparés, tous rassemblés en ordre choisi, le tout, dans un cadre bucolique et vintage qui n’était pas sans rappeler la belle-époque, celle que nous regrettons tous.

 

Ces balades me procuraient un réel plaisir. Je pouvais faire une pause, m’attarder pour songer à la vie qu’avaient vécue nos parents et nos grands-parents. Nos véhicules actuels sont certes plus modernes mais ils ne supportent en rien la comparaison, faisant pâle figure face à la beauté de ces berlines de collection.

 

J’étais nostalgique.

 

Mais pour ajouter à cette nostalgie je dois bien confesser que j’étais un peu déçu aussi. Déçu de n’avoir pas cette chance d’en posséder une. Lorsqu’on sert le Seigneur en mission, là n’est pas le genre d’investissement qu’on privilégie.

 

Pourquoi de nos jours, ne se fabrique-t-il plus de tels coupés, si fidèles à l’esprit originel de l’automobile, à la volonté de leurs créateurs géniaux ?

 

J’imagine que ces questions peuvent très bien être aussi celles que notre Seigneur se pose Lui-même lorsqu’Il parcourt nos chaumières ou nos églises, devenues parfois des « Musées de la Belle Époque ».

 

Dieu voit ces luxueux bâtiments avec en leur sein, ces bolides superbement lustrés (sanctifiés), bien ordonnés (disciplinés), d’une beauté sans égal (reflets de Sa lumière, de Son travail en nous), Il en admire le moteur (la préparation), Il sait que nous L’aimons, que nous Le louons, Le prions, souhaitons qu’Il se serve de nous…

 

Mais nous sommes souvent allongés nous aussi, alignés, en « rang d’oignon », bien sagement.

 

Si Dieu est passionné par la création que sont Ses enfants, Il voit aussi qu’ils risquent de n’être rien de moins que des potentiels jamais réalisés… un placement, en somme… mais malheureusement pas un investissement d’avenir.

 

Pourquoi donc ?

 

Parce qu’ils n’ont plus ou peu d’essence… parce qu’on a retiré leurs batteries.

 

Parce qu’ils ont peur de s’abîmer à l’extérieur, on ne veut pas prendre de risques.

 

L’autre jour, mon pasteur –Carlos Annacondia– me disait : « Freddy, cette nouvelle génération, elle, n’a pas vu ni entendu ce que ma génération a vu, cette démonstration de la puissance de Dieu. Nous devons continuer, aller et leur prouver que Dieu agit encore aujourd’hui ! »

 

Cette essence, ces batteries, c’est pourtant la puissance du Saint-Esprit en action.

 

Quand un chrétien a peur de libérer la vie du Saint-Esprit en lui, quand il n’apprend pas à marcher selon l’Esprit, quand il ne prend plus les risques de pratiquer les dons de l’Esprit, quand le fruit de l’Esprit en lui et la sanctification que Dieu a opérée en lui ne sortent plus des églises-musées, ce chrétien n’est plus qu’une nostalgie pour ceux qui en entendent parler.

 

Comme Job, le monde souffre tant. Qui pourra comme lui s’écrier « Mon oreille avait entendu parler de toi, mais maintenant mon œil te voit1 » ? « Comment croiront-ils? » Qui pourra faire la « démonstration de cette puissance de Dieu3 » ?

 

Puisses-tu, alors que nous avons appris à mieux connaître le Saint-Esprit qui donne cette puissance4 et Son cœur qui donne le « vouloir et le faire5 » dire à l’instar d’Esaïe : « Me voici, envoie-moi. »

 

Va, car assurément : l’action libère l’onction !

Prière :

« Ma Colombe, (mon cher Saint-Esprit), qui Te tiens dans les fentes du rocher, qui Te caches dans les parois escarpées, fais-moi voir Ta figure, fais-moi entendre Ta voix ; car Ta voix est douce, et Ta figure est agréable.7 Que je sois de ceux qui vont relâcher Ta puissance, Ton caractère, Ta compassion encore cachés dans les parois escarpées de mon cœur. Que Tu puisses m’utiliser comme un signe. Donne à Ton serviteur d’annoncer Ta parole avec une pleine assurance, en étendant Ta main, pour qu’il se fasse des guérisons, des miracles et des prodiges, par le nom de Ton saint serviteur Jésus.8 Amen. »

Références :

1 Job 42 v.5.

2 Romains 10 v.14 : « Comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? »

3 Actes 1 v. 8 : « Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins… »

4 1 Corinthiens 2 v.4 : « Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance. »

5 Philippiens 2 v.13 : « Car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. »

6 Esaïe 6 v.8 : « J’entendis la voix du Seigneur, disant : qui enverrai-je, et qui marchera pour nous ? Me voici, envoie-moi. »

7 Cantique 2 v.14.

8 Actes 4 v.29-30.

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