lundi, novembre 19, 2018
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Jour 4 : La démonstration

Verset de Référence

« Ma parole et ma prédication ne reposaient pas

sur les discours persuasifs de la sagesse,

mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance. »

1 Corinthiens 2 v.4

La démonstration

C’est grâce aux articulations de ses deux ailes surpuissantes, musclées et vigoureuses, qu’une colombe est aussi à l’aise en vol de vitesse qu’en voltige. Son vol est agile et véloce à la fois.

 

Sur les ailes de la foi

 

Le chrétien qui désire aller haut et loin peut lui aussi s’appuyer sur ses deux ailes de la foi1, l’une étant la piété, l’autre la puissance. La Piété a ses neuf rémiges primaires2, la Puissance en a tout autant : parole de sagesse, parole de connaissance, foi, don des guérisons, don d’opérer des miracles, prophétie, discernement des esprits, diversité des langues et interprétation des langues.3

Mais la manifestation de cette puissance spirituelle du chrétien n’est possible qu’à la condition de la foi.4 Or, la foi sans des œuvres –concrètes et visibles– est vaine puisqu’elle ne convainc presque personne.5

La piété est l’éclosion de la foi, la puissance en est sa floraison.

 

L’empirisme6 scientifique des hommes

 

Chaque doctorant en sciences sait qu’il peut avoir tous les arguments, présomptions, intuitions ou toutes les théories du monde, s’il ne s’efforce pas à démontrer que le contraire de ce qu’il affirme est impossible, sa thèse sera rejetée.

Ça c’est la démonstration intelligente. Mais il y en a d’autres qui sont plus scabreuses.

A nous qui voulions passer le concours d’entrée à Science Politiques en France, nos professeurs de Littérature passaient un temps considérable à nous préparer à la technique du discours. Savoir défendre une analyse est en définitive une entreprise ardue puisqu’un argument trouve toujours, face à lui, un contre-argument.

C’est que convaincre, c’est vaincre.

Après une introduction dont la troisième partie servait à lancer le débat, nous devions rédiger une thèse pour présenter notre conviction propre, suivie immédiatement d’une antithèse, dont le but serait de démonter notre exposé précédent ; pour ensuite, proposer une synthèse des points de vue. Nos conclusions, qui avaient elles-aussi l’obligation de respecter ce rythme ternaire, devaient se terminer impérativement par une question dont l’ambition était l’ouverture à plus de débats encore…

Ils disaient : « Thèse, antithèse, synthèse ! » Je préférais dire : « Thèse, antithèse… foutaise ! »

 

L’empirisme spirituel de Dieu

 

Foutaise en effet… car si l’on croit tout et son contraire, ou si l’on s’interdit de croire, si l’on oppose ces trois intelligences –intellectuelle, émotionnelle et spirituelle– qui font la sublimité unique du genre humain, plutôt que d’en harmoniser le mûrissement en nous, on se damne soi-même, on se condamne à tourner en rond, jusqu’à l’épuisement.

Pour venir à bout de l’aveuglement conceptuel des hommes –probablement la chose la plus difficile à faire– le Père Lui-même a dû s’y prendre à deux fois, comme il le fallut aussi à Jésus pour guérir un homme de sa cécité.7

Premier acte : envoyer Jésus, Ma parole, Mon discours, pour disserter avec les hommes. Ne craignant aucun débat, le Père a même choisi le moment le moins indiqué dans l’histoire pour quiconque craindrait la contradiction : l’apogée de l’ère des grands discoureurs philosophes grecs et romains.

Mais comme on coiffe le dernier de la classe d’un bonnet d’âne, en clouant le corps de son papier déchiré sur un tableau noir, les sceptiques clouèrent à la croix le corps –ce parvenu à dos d’âne– qui avait détruit en trois jours –comme pour trois coups, comme pour trois paragraphes aussi– le cénacle de leurs incertitudes obscures.8

A Pilate, qui ricane en Le livrant à la vindicte publique, « qu’est-ce que la vérité9 ? », Jésus n’y était pas allé par quatre chemins : « Je suis né pour rendre témoignage à la vérité, quiconque est de la vérité écoute ma voix.10 »

Deuxième acte : démonstration de Ma puissance. Jésus, revêtu de toute la puissance d’en-haut, envoie l’uppercut. La mort est vaincue, les tombeaux s’éventrent, les temples des religieux s’effondrent, les malades sont guéris, les sceptiques pleurent à genoux, les sanguinaires deviennent des agneaux, les pécheurs trouvent enfin leur salut, le voile est déchiré, l’amour remplace la haine, les raisonnements n’ont plus d’assise. Dieu démontre par des preuves irréfutables que la Vérité existe bel-et-bien et qu’Il aime tant les hommes11, qu’Il est prêt à tout pour eux.

Il faut beaucoup de foi pour être athée…

Prière :

« Mon cher Seigneur, Tu es la Vérité, le Chemin et la Vie. Nul ne vient au Père que par Toi.12 Remplis-moi de Ta sagesse et de Ta puissance à la fois. De manière concomitante, fais grandir en moi ces deux ailes de l’Esprit Saint, pour que je puisse à mon tour, faire efficacement les œuvres de la foi. Amen. »

 

Références :

1 Voir jours 2 & 3.

2 Galates 5 v.22 : « Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi. »

3 1 Corinthiens 12 v.8-10.

4 Hébreux 11 v.1 : « Or, la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. »

5 Jacques 2 v.14 : « Mes frères, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? Cette foi peut-elle le sauver ? »

6 Empirisme : système de philosophie dans lequel l’origine de nos connaissances est uniquement attribuée à l’expérience. Il se dit dans un sens plus général de toute méthode qui prétend ne s’appuyer que sur l’expérience. Dictionnaire de l’Académie Française 8ème édition.

7 Marc 8 v.22-26.

8 Matthieu 15 v.14 : « Laissez-les : ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles. »

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